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les bonus indécents des banquiers

Posted by michelp sur janvier 21, 2008

En ce jour où les bourses, et notamment les valeurs bancaires, s’effondrent, j’ai bien aimé cet article du Monde d’aujourd’hui (sauf la première phrase du dernier paragraphe que je trouve un peu déplacée, mais passons…).
Bush a annoncé vendredi un plan de sauvetage économique de 140 milliards (ce n’est pourtant pas des « peanuts » comme disait il y a quelques années un banquier suisse): à voir les réactions boursières d’aujourd’hui, certains espèrent plus!
 
Voici en entier l’article tiré du site du journal http://www.lemonde.fr.:
 

C‘est une chose pour les banquiers de se verser à eux-mêmes des bonus massifs quand ils réalisent de fantastiques profits pour leurs actionnaires. Continuer à le faire à l’issue d’une année où le système financier a connu une véritable crise cardiaque, et où Wall Street a dû être sauvée en urgence par une baisse des taux de la banque centrale, en est une autre, qui a quelque chose d’obscène.  

Le fait que les cinq plus grands établissements de Wall Street aient payé leurs employés 66 milliards de dollars en 2007 – 9 % de plus qu’en 2006 – est particulièrement dérangeant. La légitimité des gains dans le système capitaliste vient de l’idée que ceux qui travaillent dur et prennent des risques bien calculés gagnent beaucoup d’argent, et que ceux qui sont fainéants et prennent des risques absurdes en payent le prix. Ce système de la carotte et du bâton est supposé créer une économie efficace. Mais ce dont nous sommes témoins aujourd’hui à New York et à Londres est un système de la carotte et de la carotte. Les banquiers gagnent beaucoup d’argent quand ils font bien et beaucoup d’argent quand ils font mal.Ce système de rémunération des financiers a deux conséquences très graves. Premièrement, il attire de plus en plus de gens talentueux dans la finance. Comment des professions nobles et indispensables comme l’enseignement, la médecine ou, simplement, le management dans les entreprises classiques peuvent-elles lutter ? Accaparer le potentiel de talent par une seule activité n’est pas la base d’une société et d’une économie prospères.Deuxième conséquence dangereuse de cette situation : le système de carotte et de carotte encourage Wall Street à prendre des risques toujours plus importants. Après tout, plus le pari est important, plus la carotte obtenue est importante, si les choses se passent bien. Et si cela se passe mal, vraiment mal, les banques centrales se porteront au secours des établissements et du système.Le marxisme est une philosophie qui a fait faillite. Mais sa critique du capitalisme – les profits sont privatisés et les risques socialisés – a toujours contenu une part de vérité. Les derniers bonus extravagants à Wall Street en sont la démonstration. Si cela provoque des réactions brutales du reste de la société, les financiers ne pourront s’en prendre qu’à eux-mêmes.

Hugo Dixon

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2 Réponses to “les bonus indécents des banquiers”

  1. Samson said

    Un article, dont l’auteur se ridiculise par son manque de rigueur. Toute l’argumentation repose sur un chiffre: l’enveloppe totale des rémunérations versées par les 5 principales banques américaines aurait augmenté de 9% en 2007. Il est mis en regard avec les événements financiers qui ont agité cette même année (surtout la 2e moitié). L’auteur en conclut donc que les banquiers se sont accordées des augmentations sans commune mesure avec les résultats obtenus. Simplification hâtive car:
    1/ on ne sait pas comment a évolué le nombre d’employés de ces banques (s’il a augmenté de 18%, alors les rémunérations par tête ont baissé)
    2/ le chiffre des rémunérations versées en 2007 comprend la part variable (les bonus) versée en début d’année en fonction des résultats obtenus en 2006, année exceptionnelle s’il en est!

    Bref, pour lancer une discussion il est préférable de ne pas partir sur des bases biaisées.

  2. pierretj said

    Le fond de l’affaire est qu’il est clair que les salaires et bonus des grands patrons sont scandaleusement élévés , au moins pour les patrons français du cac40 qui ont accumulé en moyenne plus de 6 millions d’euros.
    Dans ces conditions, décider,comme l’ont fait certains patrons de banques françaises, d’ignorer le conseil de N. Sarkozy d’abandonner leurs bonus 2008, est de la provocation. Il ne reste qu’à espérer que le Président de la République ne suive son idée et règlemente salaires et bonus des grands patrons.

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