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Un autre monde est possible! Herzlich willkommen heisst sie die Steuerkommission von ATTAC Schweiz.

Archive for the ‘Votations’ Category

Loi sur la réforme de l’imposition des entreprises II ou comment berner le bon peuple

Posted by Maurizio sur janvier 21, 2008

On puplie ici un texte de Gérald Mermet, qui nous rend attention à des contradictions graves…MERCI BEAUCOUP!!!

Le document officiel concernant cette loi comprend 36 pages. Le citoyen moyen ne parviendra pas à se faire une idée par lui-même à sa lecture et on peut se demander si cela n’est pas intentionnel. Cela facilite toutes les manipulations et tous les conditionnements.

Deux aspects de ce document frappent le lecteur un peu au courant des réalités de l’économie et de la finance : il contient une contradiction majeure et une assertion invérifiable et fallacieuse.

 

Une contradiction majeure

La principale justification de cette loi est qu’elle devrait favoriser la croissance. Cet argument est répété à satiété.

Il faut savoir que le bénéfice réalisé par une société de capitaux peut être soit conservé dans l’entreprise pour y être réinvesti, c’est ce que l’on appelle l’autofinancement, soit distribué sous forme de dividende. Dans ce dernier cas, les fonds produits par l’activité de l’entreprise en sortent.

Pour une entreprise, Il est évident que le moyen le plus facile et le moins onéreux d’assurer sa croissance est l’autofinancement, ce que le document officiel confirme dans sa page 12 : « La méthode de financement fiscalement la moins onéreuse est l’autofinancement. » Donc, si l’on veut favoriser la croissance, il semble logique de vouloir favoriser l’autofinancement.

Et bien la loi fait exactement l’inverse. Elle vise à atténuer la double imposition ce qui va avoir pour effet d’augmenter les distributions de dividende (et donc de diminuer l’autofinancement) Page 21 : »La suppression de la double imposition économique renforce l’incitation à distribuer des dividendes, notamment pour les S.A. familiales.

Vous ne comprenez pas ? C’est bien simple! : il s’agit manifestement de favoriser les actionnaires et non la croissance. Cela correspond à la tendance lourde en économie depuis une vingtaine d’années : la rémunération des actionnaires augmente constamment au détriment des investissements et surtout des salaires. Les PME vont donc pouvoir rejoindre les grandes entreprises dans cette pratique. Mais attention ! M. Merz parvient à le justifier. Il déclare dans Le Temps du 15 janvier : Aujourd’hui, beaucoup d’argent dort dans les bilans des PME, car il faut payer des impôts quand on verse des dividendes. La réforme va libérer du capital d’autofinancement, cela favorisera les investissements et les emplois.

Cette déclaration est une généralisation abusive (toutes les PME non pas beaucoup d’argent qui dort !) et une ineptie (tous les gestionnaires savent qu’il existe de multiples manières d’utiliser l’argent qui dort dans une entreprise et nous y reviendrons ci-après).

 

 

Une assertion invérifiable et fallacieuse

Cette loi est donc sensée promouvoir la croissance.

Le raisonnement est ici le suivant : Les PME vont distribuer davantage de dividendes moins taxés, donc les détenteurs de capitaux auront davantage d’argent qu’ils réinvestiront essentiellement dans de jeunes entreprises ce qui favorisera la croissance.

M. Merz aurait bien du mal de prouver son assertion. D’abord parce que le nombre de facteurs qui interviennent dans l’économie est tellement grand qu’il est impossible de dégager l’influence de l’un d’entre eux. Ensuite parce qu’il oublie qu’il existe des risques très importants pour que les capitaux sortis des PME ne profitent pas à l’économie suisse.

Il faut d’abord rappeler ici une règle de base : un chef d’entreprise n’investit pour développer une affaire que si les perspectives à moyen et long terme sont favorables. Aucune incitation fiscale ou autre ne parviendra à le convaincre d’investir si la rentabilité de son projet n’est pas assurée. Si les perspectives ne sont pas trop bonnes en Suisse ou si elles sont meilleures ailleurs, il peut :

  • délocaliser totalement ou partiellement son entreprise

  • investir dans une entreprise étrangère

  • acheter une villa dans le canton de Zoug

  • et surtout placer son argent sur les marchés financiers.

Compte tenu de la mondialisation et du développement ahurissant des marchés financiers, on peut être certain que l’atténuation de la double imposition ne se traduira pas par une augmentation des investissements en Suisse.

Une fois encore on peut en conclure que les politiques sont aux ordres des possédants et que, sur des sujets aussi complexes, il est facile de berner le bon peuple.

 

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Les deux initiatives genevoises sur l’augmentation des impôts refusées

Posted by dumoli sur décembre 17, 2007

Les deux nouvelles dispositions qui prévoyaient d’augmenter les impôts des très hauts revenus et des très grosses fortunes ont été rejetées par la population. Les Genevois se sont nettement opposés à ces deux initiatives qui n’auraient touchés qu’environ le 10% des personnes les plus aisées. Ces votations mettent en lumière la différence de moyens et d’intérêts entre, d’une part, les partis politiques de « droite » et les milieux économiques, et d’autres parts, les groupes de « gauche ». La « droite », avec des moyens financiers considérables, ont mené une campagne à la limite de la malhonnêteté. Titres d’affiches trompeurs et publications mensongères ont circulés très largement dans les médias, sur les panneaux d’affichage et même sur les trams du canton. La « droite » a en effet voulu faire croire à une hausse d’impôts pour toutes les couches de la population. La « gauche » a quant à elle été incapable de se mobiliser pour expliquer les réels enjeux de ces initiatives, faisant preuve d’une trop grande passivité. Ce résultat n’est pas très réjouissant en vue des votations de février sur la réforme de l’imposition des entreprises. Le budget pour la campagne du NON pourrait en effet être 100 fois inférieur à celui des défenseurs de la réforme!…

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Blocher quitte le Conseil fédéral… mais…

Posted by dumoli sur décembre 12, 2007

Blocher a été éjecté du Conseil fédéral. Ceci constitue sans aucun doute une excellente nouvelle. Cependant, il va être remplacé par la Conseillère d’Etat UDC grisonne Eveline Widmer-Schlumpf. Malgré les tensions connues entre l’UDC zurichois et grison, très peu de personnes ne la connaissent. Même si le remplacement de Christoph Blocher devenait nécessaire, permettez-moi d’émettre quelques doutes sur l’élection de Widmer-Schlumpf, candidature soutenue par toute la gauche et quelques parlementaires de droite. Eveline Widmer-Schlumpf s’est récemment fait entendre sur la Deuxième réforme de l’imposition des entreprises. A la suite des votations cantonales à Zurich et à Bâle-Campagne concernant l’allègement fiscaux accordés aux actionnaires, un communiqué de presse nous donne déjà une bonne indication des compétences et des priorités de notre future Conseillère fédérale. Dans son communiqué, elle défend sans détour l’intérêt des gros actionnaires, justifiant le bien-fondé de la loi qui accorde uniquement des privilèges aux actionnaires possédant au minimum 10% d’une entreprise. Elle se positionne aussi pour une compétition fiscale intercantonale, vantant les taux d’imposition ridicules des actionnaires dans certains cantons. Son but non dissimulé d’atténuer la soi disante double imposition économique nous donne déjà peut-être la direction et les priorités de notre futur gouvernement. D’un point de vue fiscal, nul doute que Hans-Rudolf Merz trouvera une alliée de choc en la personne de Eveline Widmer-Schlumpf.

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La Suisse, vice-championne d’Europe !

Posted by michelp sur décembre 7, 2007

Non, il ne s’agit pas d’un pronostic sur le prochain Eurofoot, mais du résultat d’une étude publiée hier par PriceWaterhouseCooper: « La Suisse arrive au deuxième rang européen, derrière l’Irlande, dans le classement de la charge fiscale totale supportée par les entreprises ».Si il existe effectivement d’autres pays européens, notamment à l’Est, où l’imposition des bénéfices est moins élevée qu’en Suisse, les autres charges que connaissent ces pays les rendent moins avantageux que la Suisse: impôts sur le capital, assurances sociales, douanes, transport et environnement.Alors lorsqu’on nous dit qu’il faut baisser l’imposition des entreprises (notamment par la proposition soumise à votation le 24 février de pouvoir diminuer l’impôt sur le capital de l’impôt des bénéfices), on ne peut s’empêcher d’analyser cela comme un nouveau cadeau fiscal non justifié aux entreprises.

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Budget du PS pour la campagne contre la réforme de l’imposition des entreprises II

Posted by dumoli sur novembre 28, 2007

A la suite des réformes sur l’imposition des actionnaires approuvées durant les votations cantonales à Zurich et à Bâle-Campagne, le PS a confirmé vouloir déposer un recours au Tribunal fédéral. A l’image de l’imposition dégressif obwaldien, déjà jugé anticonstitutionnel, l’allègement fiscal des dividendes ne respecte plus l’égalité de traitement prévu par la Constitution. Les actionnaires seraient en effet privilégés par rapport aux salariers ou aux rentiers.

Le PS en a aussi profité pour publier officiellement son budget pour la campagne du NON à la deuxième réforme de l’imposition des entreprises. 150000 francs c’est le montant débloqué pour combattre cette loi. Bien peu par rapport aux millions qui seront investis par les milieux économiques et les partis bourgeois… Autant dire qu’il faudra trouver d’autres forces pour convaincre le peuple suisse le 24 février prochain!!

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Votations cantonales genevoises du 16 décembre

Posted by dumoli sur novembre 14, 2007

A Genève, comme d’ailleurs partout en Suisse (Fribourg, Jura,…), la politique néo-libérale continue d’avantager les plus riches d’entre nous. C’est la raison pour laquelle ATTAC défend 2 initiatives genevoises pour contrer la politique de la droite:

Les impôts, faut-il le rappeler, ont pour fonction principale de donner à l’Etat les moyens d’assurer le bien-être général. Ils sont essentiels pour financer les services publics qui permettent d’avoir des prestations décentes dans le domaine de la santé, de l’éducation, des transports, de l’environnement, des services sociaux, de la culture ou encore du sport.

Si l’on se réfère à la Constitution fédérale, chaque citoyen se doit de contribuer aux biens de la collectivité publique en fonction de ses capacités économiques. Cependant, la politique néo-libérale, de plus en plus omniprésente à Genève, en Suisse et dans le monde, tente d’offrir toujours plus d’opportunités aux plus riches de se soustraire à leur devoir de contribuable. Les premiers à en bénéficier sont toujours les personnes les plus aisées, les entreprises qui dégagent les plus gros bénéfices ou encore les plus gros actionnaires – comme le prouve une nouvelle fois la loi fédérale sur la réforme de l’imposition des entreprises qui sera soumise au peuple en février prochain. Ces cadeaux fiscaux qui avantagent en premier lieu les plus riches, accentuent dangereusement le déficit structurel des communes, des cantons et de la Confédération. La politique des caisses vides menée par la droite pousse à la privatisation des services publics et met en péril l’Etat social et la solidarité citoyenne sur laquelle sont basées les démocraties.

Un véritable système fiscal équitable est un système d’impôt progressif qui permet aux plus aisés de contribuer plus fortement, proportionnellement à leur revenu. C’est la raison pour laquelle ATTAC défend l’initiative populaire pour la « suppression des cadeaux fiscaux au profit des très hauts revenus » et également celle en faveur d’une « contribution temporaire de solidarité des grandes fortunes ». Ces deux initiatives se dirigent justement vers un système plus juste qui ne prétérite pas les couches sociales les moins favorisées.

Concernant le projet de loi sur la « diminution de l’impôt sur le capital des personnes morales », ATTAC s’y oppose ouvertement. En effet, cette loi a pour objectif principal de favoriser la compétitivité des entreprises genevoises au niveau national et international. Cette compétition fiscale insensée entraîne, à long terme, une concurrence déloyale qui ne peut avoir que des effets néfastes pour l’ensemble de la population suisse, mais désavantage les pays qui nous entourent et surtout les pays en voie de développement.

Même si les entreprises genevoises sont en compétition avec celles de Zurich, il est illusoire de croire, qu’on pourra résoudre la question en participant à cette course vers le bas. Il faut mettre fin à cette logique inique : logique qui nuira systématiquement aux PME et aux personnes qui ne peuvent pas se déplacer aussi facilement que les grandes sociétés pour en profiter.

Pour toutes ces raisons, ATTAC exige qu’on ait une fiscalité juste et qu’on mette fin à la compétition en matière fiscale. Que l’on vote donc OUI aux deux initiatives 130-131 et NON au projet de loi 8641, et que l’on se prononce également contre la nouvelle loi fédérale sur la réforme de l’imposition des entreprises le 24 février 2008 qui s’inscrit dans la même logique.

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Le MPS Fribourg et ATTAC appellent au lancement d’un référendum contre des baisses d’impôts pour les riches !

Posted by Maurizio sur novembre 13, 2007

Lors de la présentation du budget 2008, le Conseil d’Etat fribourgeois a annoncé d’importantes baisses fiscales (sur le revenu, le bénéfice et le capital), actuellement débattues au Grand Conseil. Le canton de Fribourg perdrait ainsi 32 millions de francs supplémentaires de recettes par an. C’est la suite logique de la dynamique de baisses d’impôts impulsée par le Conseil d’Etat depuis 2001 et qui se sont déjà traduites par une baisse de la substance fiscale supérieure à 100 millions.

Avec la baisse d’impôt linéaire prévue par le Conseil d’Etat, ce ne sont pas les plus nécessiteux/-euses qui en profitent, mais bel et bien, pour l’essentiel, celles et ceux qui possèdent une grande fortune ou un revenu important. Rappelons que, dans le canton de Fribourg, 1.2% des contribuables (113 personnes) possède 22% de la fortune déclarée. Or, en termes relatifs, ces contribuables ne contribuent que peu au développement du service public : pour une fortune se situant entre fr. 200’000.- et fr. 1 million.-, le taux d’imposition n’est que de 2.5 pour mille à 3.5 pour mille. Par la suite, ce taux est plafonné. La baisse linéaire ne vise pas seulement à renforcer la position des personnes physiques les plus aisées, mais aussi celle des personnes morales, c’est-à-dire des entreprises. Avec les cadeaux fiscaux prévus, la contribution des entreprises à l’entretien des infrastructures, financée pour l’essentiel par les collectivités publiques, sera fortement revue à la baisse.

Les baisses d’impôts proposées par le Conseil d’Etat sont justifiées par le fait que Fribourg serait un « enfer fiscal ». Or, rien n’est plus faux. Les entreprises et les gros revenus jouissent déjà de nombreuses possibilités pour être exemptés – totalement ou partiellement – d’impôts. Rappelons qu’au mois de septembre, l’entreprise Alcon a délocalisé son siège helvétique du réputé paradis fiscal zougois vers les rives de la Sarine, pour des raisons fiscales … Autrement dit, le paradis fiscal de la Suisse centrale est encore trop cher, comparé aux rives accueillantes de la Sarine.

Le Conseil d’Etat veut mener une politique des caisses vides, qui aura des répercussions graves sur le service public : en effet, qui dit baisses d’impôts dit également absence d’investissements dans le service public voire mesures d’économies en cas de réapparition de déficits. Or, de nombreuses prestations de service public devraient être développées dans le canton de Fribourg.

Cette baisse d’impôt s’inscrit également dans une logique fiscale menée au niveau national : le 24 février 2008, les personnes ayant le droit de vote se prononceront sur la deuxième réforme de l’imposition des entreprises. Celle-ci vise à baisser l’imposition des dividendes des actionnaires qui détiennent au minimum 10% des actions d’une entreprises, soit moins de 1% de la population suisse. Cette baisse profitera aux plus riches et constituerait une perte de 2 milliards de francs environ par an pour les caisses des cantons et des communes.

Pour le MPS Fribourg et ATTAC, il est inacceptable que les recettes fiscales servent à financer des cadeaux fiscaux qui profiteront pour l’essentiel aux plus riches. La redistribution des excédents budgétaires doit se faire se à travers le renforcement du service public, notamment la création des crèches, l’investissement dans la formation, dans la santé etc.

Le MPS et Fribourg et ATTAC se déclarent prêts à lancer un référendum cantonal contre cette baisse d’impôt linéaire et appellent les partis politiques et les mouvements de gauche à former un front uni pour combattre de nouveaux cadeaux fiscaux aux plus riches et un affaiblissement du service public.

Pour le MPS Fribourg, Philippe Blanc (0765774728)

Pour ATTAC Fribourg, Maurizio Coppola (0764828002)

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Le PS contre la concurrence fiscale

Posted by michelp sur novembre 13, 2007

Il est intéressant de lire la position ci-dessous affirmant que la concurrence fiscale est un poison. Il est effectivement malheureusement fréquent d’entendre des membres du Parti socialiste répéter la propagande de la droite selon laquelle la concurrence fiscale oblige les collectivités publiques à gérer de façon stricte les dépenses publiques.

07.11.2007 | Le PS à propos du rapport du Conseil fédéral sur les pratiques européenne et suisse en matière de fiscalité des entreprises et de concurrence fiscale

Fiscalité : la concurrence est bel et bien un poison !

« Si le Conseil fédéral a raison de se refuser à vouloir directement subventionner les entreprises, il fait cependant fausse route en maintenant que la concurrence fiscale ne présente que des avantages » relève le conseiller aux Etats Alain Berset. Désormais converti aux impératifs d’un dialogue franc, ouvert et constructif avec l’Union européenne, le Conseil fédéral doit donner mandat à ses représentants de défendre les intérêts de la population et des entreprises suisses en luttant contre la surenchère des rabais fiscaux et des subventions accordés aux entreprises et à leurs propriétaires.

Issu d’un postulat de la Commission de l’économie et des redevances du Conseil des Etats dont le PS est à l’origine, le rapport du Conseil fédéral démontre clairement que la compétition en matière d’aides et de subventions aux entreprises conduit dans une impasse. La concurrence sur les marchés est faussée, les dispositifs légaux des Etats se compliquent, la pression en faveur de rabais fiscaux supplémentaires ne cesse d’augmenter et les collectivités publiques se verront confrontées tôt ou tard à un déséquilibre croissant entre dépenses et recettes. Par ailleurs, les avantages accordés à de nouvelles entreprises dans l’espoir de créer de nouvelles places de travail ne fonctionnent qu’à court terme. Les entreprises déjà établies sont discriminées, comme d’ailleurs l’ensemble de la population puisque le manque à gagner des Etats doit bien être compensé d’une manière ou d’une autre.

Si ces déséquilibres et ces injustices menacent la cohésion européenne, ils sont tout aussi dommageables sur le plan suisse. En réduisant la taxation des dividendes des gros actionnaires comme le prévoît la réforme II de l’imposition des entreprises soumise en votation le 24 février prochain, Confédération, cantons et communes perdront près d’un milliard de francs par année. Au détriment de la majorité de la population dont les salaires et les rentes demeureront imposés à 100% et qui sera la première à devoir assumer une baisse des prestations des collectivités publiques. Ce danger est d’autant plus réel dans la mesure où les partis de droite sont bien déterminés à poursuivre leur valse exorbitante des baisses d’impôts: réduction de l’imposition des entreprises (- 3.7 mia. de frs.) et suppression du droit de timbre (- 3 mia. de frs.).

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Votation zurichoise à venir

Posted by michelp sur octobre 31, 2007

Toujours tiré de la newsletter du PS, un article sur l’importante votation zurichoise à venir

30.10.2007 | Julia Gerber Rüegg, vice-présidente de l’USS du canton de Zurich*

Augmenter les rentes au lieu de distribuer des cadeaux fiscaux aux plus riches!

Plusieurs raisons amènent les syndicats à soutenir résolument le référendum contre la modification prévue de la loi fiscale zurichoise. Tout d’abord, le projet est inconstitutionnel, puisqu’il privilégie les gros actionnaires en leur accordant indûment des rabais fiscaux. Voilà l’exemple type des nuisances d’une concurrence fiscale sauvage aboutissant en fin de compte à un affaiblissement du service public. Les cadeaux fiscaux aux gros actionnaires représentent en outre une inégalité de traitement choquante pour les revenus du travail. De plus, ils entraîneront des millions de pertes pour les assurances sociales, car les actionnaires se paieront en dividendes plutôt qu’en salaires pour pouvoir optimiser leurs impôts. Mais les dividendes ne sont pas soumis aux cotisations AVS, au contraire des salaires. Conséquence: les plus aisé-e-s ne paieront plus de cotisations AVS pour les moins lotis! Nous ne sommes pas d’accord avec cette désolidarisation de la société.

Des millions de pertes pour l’AVS
Si la Confédération et l’ensemble des cantons n’imposent plus que partiellement les dividendes, l’AVS perdra quelque 150 millions de francs par année, estime l’Administration fédérale des finances. Les partisans de la taxation partielle des dividendes nous promettent que cette mesure permettra des gains de croissance qui compenseront les pertes pour les assurances sociales. Mais ces gains de croissance sont purement théoriques. On peut ainsi lire dans le message du Conseil fédéral concernant le projet de taxation partielle au niveau fédéral que les effets sur la croissance se feront sentir après une vingtaine d’années seulement – s’ils se font sentir. Prétendre que des versements accrus de dividendes vont renforcer l’économie, créer de l’emploi et entraîner une forte augmentation de la masse salariale est pour le moins hasardeux. Car l’allégement de la charge fiscale des plus riches ne provoque pas automatiquement une hausse de la consommation intérieure. Les dividendes peuvent être utilisés de toutes les façons imaginables, par exemple pour acheter une villa en bord de mer ou pour investir dans des fonds étrangers.

Mieux vaut augmenter les rentes que d’octroyer des cadeaux fiscaux aux plus riches!
Mais les choses pourraient aussi être encore pires qu’on ne le craint. En effet, si tous les 60’000 contribuables qui remplissent les conditions pour profiter d’une exonération partielle des dividendes (sur un total de 4 millions de contribuables) se mettaient à toucher systématiquement des dividendes et plus des salaires, le manque à gagner culminerait à un demi milliard de francs, calcule l’Administration fédérale des finances. Voulons-nous ouvrir la porte à un pareil affaiblissement de notre AVS? Certainement pas! Au contraire, nous revendiquons des assurances sociales solides et une hausse des rentes AVS, qui sont encore loin de couvrir les besoins vitaux comme le prescrit pourtant la Constitution fédérale. Au moment où l’économie est florissante, où les bénéfices explosent et où les dividendes sont en forte hausse, tandis que les salaires et les rentes stagnent, nous réclamons avec le PS une hausse de 50 francs par mois des rentes AVS, financée par une contribution de solidarité sur les dividendes.

*Extrait d’un exposé tenu lors de la conférence de presse du Comité contre les privilèges fiscaux le 26 octobre 2007 à Zurich

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Réforme de l’imposition des entreprises et AVS

Posted by michelp sur octobre 31, 2007

Quelques arguments tirés de la newletter du Parti socialiste

30.10.2007 | Margret Kiener Nellen, conseillère nationale BE

Non à des cadeaux fiscaux qui prétéritent triplement les rentiers

Les conséquences de la réforme de l’imposition des entreprises, sur laquelle nous voterons en février prochain? Elles sont simples: 99% des contribuables, c’est-à-dire tous ceux qui ne détiennent pas au moins 10% du capital d’une entreprise, seront mis à contribution pour compenser les privilèges offerts à une toute petite minorité. Les rentières et les rentiers seront en première ligne: ils paieront trois fois les pots cassés!

Car les temps changent. Jusqu’à récemment, les rentes AVS n’étaient pas entièrement soumises à l’impôt, mais seulement à hauteur de 80% par exemple. Ce n’est plus le cas désormais, et les rentiers doivent aujourd’hui payer des impôts sur l’ensemble de leur revenu. Beaucoup d’entre eux ont vu leur pouvoir d’achat diminuer ces dernières années parce qu’ils n’ont plus touché de compensation du renchérissement sur les rentes du 2e pilier. Sans parler de toutes celles et de tous ceux qui sont mis à contribution financièrement pour l’assainissement de leur institution de prévoyance.

Et maintenant, voilà que la majorité de droite du Conseil fédéral et du Parlement veut faire de nouveaux cadeaux aux gros actionnaires par le biais de la réforme de l’imposition des entreprises II. Sont visés les gros actionnaires détenant plus de 10% d’une société anonyme: à l’avenir, ils bénéficieraient d’un rabais fiscal d’environ 50%. Cette inégalité de traitement entre les dividendes des gros actionnaires, les rentes – et aussi les salaires – est non seulement injuste, elle pénalise de plus indirectement la très grande majorité des contribuables. Car si la charge est réduite unilatéralement pour un petit groupe de privilégiés, ce sont les autres couches de la population qui en feront les frais. Pour les rentiers, cela peut signifier une hausse des impôts directs ou indirects (TVA) à l’avenir.

Les assurances sociales sous pression
Deuxièmement, les rentières et les rentiers subiront de plein fouet le démantèlement des assurances sociales. L’AVS perdra au moins 150 millions, parce que de nombreux gros actionnaires préféreront se verser des dividendes plutôt que des salaires. Or, aucune cotisation sociale n’est prélevée sur les dividendes, au contraire des salaires. La droite prépare déjà ce démantèlement avec la 11e révision de l’AVS, qui doit entraîner la suppression de la compensation du renchérissement et la hausse de l’âge de la retraite des femmes.

L’Etat non plus ne doit pas échapper au démantèlement, exige la droite. La réforme de l’imposition des entreprises ferait ainsi perdre quelque 2 milliards de francs au total surtout aux cantons mais aussi à la Confédération. Dans les cantons, les conséquences sont prévisibles: diminution des prestations des hôpitaux publics, des homes et des transports publics. C’est-à-dire de toute une série de prestations dont les rentiers sont en premier lieu tributaires! Ceux-ci sont donc triplement désavantagés.

Pour sa part, le PS prône la justice en matière fiscale et s’oppose à de nouveaux cadeaux pour les plus riches. Il combat les privilèges de ce genre, qui ne profitent qu’au 1% de la population. C’est la raison pour laquelle il a déposé un référendum contre une réforme inique et anticonstitutionnelle, secondé par l’USS. Un projet qu’il s’agit de couler tous ensemble en votation, avec tous les rentiers et tous les travailleurs, en février prochain!

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Quelques chiffres

Posted by romankuenzler sur octobre 18, 2007

Des fois, il n’est pas inutile de rappeler quelques chiffres…

11’500’000’000’000

Selon le Réseau de Justice fiscale internationale (TJN), les fortunes privées investies offshore sont de l’ordre de 11’500 Milliards de Dollars dont 90% ont échapper à l’imposition.

255’000’000’000

Si on imposait les bénéfices annuels de ces fortunes (des privé-e-s seulement !) à un taux modeste de 30%, on pourrait générer 255 Milliards de Dollars.

100’000’000’000

100 Milliards de Dollars est l’aide au développement par année fournie par les pays riches.

1’000’000

1 million de pauvres en Suisse

120’000.- par jour

Daniel Vasella gagne 120’000.- par jour. 80’000 travailleurs/euses gagnent moins de 3000.- brut par mois. Et 700’000 gagnent moins de 4000 brut par mois.

+12%

+12% de dividendes entre 1990 et 2004, salaires +2%.

10%

Entre 2000 et 2006, la productivité du travail a augmenté de 10%, et les salaires de 4,6%.

77 milliards de bénéfices

Les 24 plus grandes entreprises à la bourse suisse ont fait 77 milliards de bénéfices en 2006, +26% par rapport à 2005.

4000

4000 riches étrangers bénéficient de forfaits fiscaux en Suisse.

200’000

200’000 millionnaires en Suisse et 200’000 ménages « working poors ».

348%

Entre 1981 et 2003, le nombre de contribuables possédant plus de 5 millions de fortune a augmenté de 348%.

+4.5%

2006: salaires réels moyens augmentaient de 0.1%. salaire des cadres supérieurs: +4.5%.

13%

13% des étudiant-e-s doivent s’endetter pour vivre.

36 milliards

L’homme le plus riche de Suisse, Ingvar Kamprad (IKEA) possède 36 milliards de fortune et paye un forfait fiscal de 200’000.- si ce tarif était appliqué à un contribuable suisse « moyen », il payerait 1.50.- d’impôts par an.

1525.-

AI: un-e rentier-e sur 5 vit en dessous du seuil de pauvreté (rente moyenne 1525.-/mois).

1/3

1/3 des assuré-e-s peinent à payer leurs primes d’assurance maladie, ou n’y arrivent pas.

1’078’602’900’000

1’078’602’900’000 de francs suisses fut la fortune nette déclarée en 2004 par les personnes physiques en Suisse (donc sans compter celle qui dort dans les coffres-forts et qui n’est pas déclarée ni celle des entreprises).

Ça fait une fortune de 237′000 francs pour le/la contribuable moyen-ne, après déduction des dettes. Personnellement je n’y arrive pas. Et vous?

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Antwort des SGB’s an die bürgerlichen Steuerreformen

Posted by Maurizio sur octobre 8, 2007

Die einen zahlen, die anderen rahmen ab

Die Bürgerlichen und Bundesrat Merz wollen die Steuern weiter senken, obschon die Unternehmenssteuern in der Schweiz im Vergleich zu anderen Ländern bereits heute re­kordtief sind. Wenn das so weitergeht, bezahlt beispielsweise von der Firma Sulzer aus­ser dem Sulzer-Personal bald niemand mehr Steuern. Für die Gewinne gibt es den Nullta­rif, und der Sulzer-Grossaktionär Vekselberg lebt wegen der Pauschalsteuer für ein But­terbrot in der Schweiz. Doch damit die Firma produzieren und Gewinne machen kann, braucht es eine öffentliche Infrastruktur und ein funktionierendes Bildungswesen. Das kostet Geld. Und weil sich die Aktionäre und das Unternehmen aus der Finanzierung des Staates verabschieden, werden die Lohnabhängigen und die KonsumentInnen an die Kasse gebeten. Diese berappen dann die Bildung und die Infrastruktur mit höheren Steuern, während die Sulzerbesitzer steuerfrei die Gewinne einfahren.

Andere Bedürfnisse

Wer die produktiven Schweizer Unternehmen fragt, findet schnell heraus, dass diese ganz andere Bedürfnisse haben als Steuersenkungen. Denn die Steuern sind schon tief genug. Eine Umfrage der Konjunkturforschungsstelle der ETH Zürich bei rund 6000 Unterneh­men beispielsweise zeigt, dass die Steuern bei den Investitionsentscheidungen der Unter­nehmen keine Rolle spielen. Probleme bereiten hingegen unsichere Absatzaussichten und vermehrt auch der Mangel an qualifizierten Arbeitskräften. Steuersenkungen helfen da gar nichts. Damit es genügend qualifiziertes Personal gibt, braucht es Bildungsanstren­gungen in der Schweiz sowie mehr Wohnungen und Krippenplätze, wie der Personalchef von Siemens Schweiz kürzlich in Zürich erklärte. Mit seinen Steuergeschenken für die Unternehmen benimmt sich Bundesrat Merz deshalb wie das Grosi, welches seinem En­kel, der eine steile Bankkarriere macht, ein Fünfzigernötli zum Geburtstag zusteckt. Das Geschenk geht völlig an der Realität vorbei.
Die geplanten Steuergeschenke für Unternehmen und Aktionäre sind zum Fenster hi­nausgeworfenes Geld. Dafür bezahlen müssten später die Lohnabhängigen und die Kon­sumentInnen. Die Gewerkschaften werden diese Vorhaben verhindern


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Communiqué d’ATTAC

Posted by michelp sur octobre 2, 2007

Communiqué de presse d’Attac Suisse : Le Conseil national se moque de la justice fiscale!

Attac Suisse réagit avec indignation aux débats ayant eu lieu hier au Conseil national, en particulier à l’acceptation de la motion de l’UDC exigeant la diminution de l’imposition sur les bénéfices des entreprises. Cela provoquerait une perte annuelle pour la caisse fédérale de 3,7 milliards.
La majorité du Conseil a ainsi décidé de rendre encore plus facile la soustraction fiscale, de favoriser encore plus les mieux lotis et les grandes entreprises, d’accroître encore plus la concurrence fiscale internationale au détriment de la démocratie, des petites et moyennes entreprises, des consommateurs, des salariés et des pays en développement.

La Suisse est un des paradis fiscaux les plus attractifs au niveau mondial. Dans la course internationale à la baisse fiscale, elle se positionne en tête. Aujourd’hui déjà dans certains cantons, les impôts des entreprises sont à des niveaux aussi bas qu’en Irlande ou dans les nouveaux pays de l’Union européenne. Malgré cela, les forces bourgeoises du Parlement ne seront vraisemblablement satisfaites que lorsque l’imposition des entreprises et l’Etat seront réduits à leur portion congrue. Pour réaliser leur objectif, elles comptent sur les salarié-e-s, consommateurs et consommatrices qui devront boucher l’inévitable trou grâce à des impôts régressifs injustes et antisociaux (TVA, taxes, primes de caisse maladie).

Les cercles libéraux trahissent ainsi leurs propres idéaux. La concurrence fiscale entraîne inévitablement l’apparition de nouvelles niches fiscales et de nouveaux pays à basse imposition. « Des milliards sont transportés dans ces paradis fiscaux, sans aucun lien avec des besoins en investissements productifs. Les marchés sont ainsi faussés et les forces productives dans d’autres pays sont coupés de leur besoins en capitaux» dit Roman Kuenzler, un des responsables de la campagne fiscalité au sein d’Attac Suisse. « Les petites et moyennes entreprises, qui ont peu de mobilité, sont perdantes; les nouvelles entreprises sont désavantagées face aux plus anciennes qui ont pu établir des pratiques d’optimisation fiscale complexes, de même que les entreprises des pays pauvres face à celles des pays riches. Et on voudrait nous faire croire qu’il s’agit de mesures favorables aux PME ?! »

Attac Suisse s’engage pour une politique fiscale au service de la majorité de la population. Pour cela, les impôts progressifs doivent être renforcés. Nous sommes favorables à la diminution de la TVA antisociale et à son remplacement par une augmentation des impôts progressifs sur le revenu, la fortune et les gains en capital. Attac exige en outre que soit mis fin l’absurde course vers le bas de la concurrence fiscale intercantonale et internationale. Il faut que les pratiques des paradis fiscaux cessent. Seules ces mesures permettront la réalisation d’un Etat social durable et le développement des pays du sud.

Pour plus d’informations :
Roman Kuenzler, Attac Suisse, Tél. 079 595 28 27 ou 022 800 10 40
Consultez également le blog d’attac : https://steuergerechtigkeit.wordpress.com/

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Et hop, un nouveau cadeau fiscal !

Posted by michelp sur octobre 1, 2007

Cet après-midi le Conseil national a voté une motion de l’UDC visant ni plus ni moins que de baisser l’impôt sur le bénéfice de 40%, ce qui représente une perte annuelle de 3,7 milliards pour la Confédération.
Rappelons que le parlement avait déjà adopté ce printemps un programme de diminution de l’imposition des entreprises qui sera soumis en votation populaire de 24 février 2008.
Attac s’est engagé dans la récolte de signatures contre cette loi et se battra probablement aussi contre cette nouvelle proposition injuste.

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